The Malediction of the Templars

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The Knights Templar: the (s)word of God? (Source: KnightsTemplarVault)

The whole story of the Templars is shrouded in mystery. Various theories and myths still lie within their history, including a deathly curse and the quest for a legendary treasure that was lost right after their fall in the early 14th century. But to understand how this religious order had gained such power during the Middle-Ages, it is worth investigating why it was created in the first place.

The Knights Templar’s origins lie within the First Crusade, a military expedition ordered by the Pope in the late 11th century to capture the holy city of Jerusalem, which was achieved in 1099. However, following that success, numerous Christian pilgrims who came to Palestine were attacked, and thus needed special protection: hence, in 1128, the Pope Honorius II made the Templars’ Order official. The Knights Templar soon grew in size, recruiting hundreds of new members to make up their own army; as Bernard de Clairvaux, who helped founding the order, wrote in 1135:

A Templar Knight is truly a fearless knight, and secure on every side, for his soul is protected by the armor of faith, just as his body is protected by the armor of steel. He is thus doubly armed, and need fear neither demons nor men.

But the Templars did not only know how to handle the sword. During the next two centuries, the religious order received donations from Christians, privileges from the Pope, as well as various riches amassed during their campaigns, including lands that they owned from Western Europe to Palestine. However, that fortune would help bringing about their fall. The King Philip IV of France coveted it while his own kingdom was going bankrupt. It only took two more steps to bring the Templars’ end forward: some serious accusations and a new Pope to arbitrate in favor of the French King.

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King Philip ‘the Fair’… Does he really deserve his nickname? (Source: tradhistoire)

When Clement V was elected Pope in 1305, Philip knew the tide was turning. The Saracens had recovered their possessions in the Middle-East, forcing the Knights Templar to come back to their headquarters in Paris, at ‘the Temple Tower’ (la Tour du Temple). On September 14th 1307, King Philip ordered all the Knights Templar to be arrested and thrown into jail. Several days later, most of them had been captured, including their Grand Master Jacques de Molay; it was piece of cake to prove their guilt, as torture remained a powerful way of admitting somebody else’s invented crimes back then.

Jacques de Molay was sentenced to death in 1314, along Geoffroy de Charnay, to be burnt at the stake in the central island of Paris over the Seine River. However, while the orange flames danced around the Grand Master of the Order, he is said to have thundered: “Pope Clement, iniquitous judge and cruel persecutor, I summon you to appear before God’s tribunal in forty days! And you too, King Philip! May you be cursed until the thirteenth generation! ”

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Jacques de Molay warns his persecutors of their forthcoming tragic fate. (Source: Britannica)

One month later, the Pope died of a terrible disease and all his belongings were stolen by his servants. At the end of the year, the ‘Iron King’ Philip IV underwent the same fate: one version states that he was out hunting in a forest when a deer carrying a burning cross between his antlers charged at him. Anyway, the 46-year-old king suffered a stroke and passed away a few hours later, without any visible ache.

According to historical accounts, the curse of Jacques de Molay went on, and several of his heirs have undergone a tragic end, culminating in Louis XIV being executed at the height of the French Revolution. And it deserves to be pointed out that pretty gruesome deaths occured along the reign of the ‘Cursed Kings’ that would have made Game of Thrones look like a fairytale – one bumped his head on a door lintel, one starved to death for he believed he would be poisoned, another received a spear in the eye during a friendly jousting tournament… However, at the time, politics was mostly about eliminating one’s relatives to take the lead, and medical remedies included eating emeralds – what the Pope Clement V had done just before his death by the way – and blood-letting…

So the era was probably cursed too!

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The Knights Hospitalier: the other religious order which inherited the Templars’ fortune? (Source: planetejeanjaures)

Concerning the treasure that the Templars’ Order was said to have hidden in the Tour du Temple, in Paris: nothing was ever found by the King’s investigators.

The creativity of time has joined that legend with various others: freemasons may have taken over the Templars’ fortune; it might have been hidden and protected since then by knights on the run; and amongst the riches one may find the Holy Grail or the Ark of the Covenant…

The mystery lives on.

Any treasure hunters around here?

 


Sources:


 

Que connaissons-nous vraiment des Templiers ? Leur histoire tout entière est voilée de mystère, émaillée d’énigmes encore insolubles à ce jour. Des siècles de silence ont perpétué le secret du Temple et nourri d’innombrables théories du complot, toutes plus imaginatives les unes que les autres… Mais pour saisir comment cet ordre religieux a gagné tant d’importance durant le Moyen-Âge, il convient d’en analyser les fondations : celles-ci reposent dans le sang de la Première Croisade.

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La Bataille de Montgisard, 1177 d’après Charles-Philippe Larivière (1844). Ce conflit opposant Chrétiens et Sarrasins intervient en plein cœur des Croisades. (Source: Wikipédia)

Ordonnée par le Pape Urbain II à la fin du onzième siècle, cette expédition militaire avait pour objectif premier de reprendre la Terre Sainte aux Sarrasins : ce fut mission accomplie avec la prise de Jérusalem en 1099. Le Pape Honorius II chargea  ensuite le futur Ordre des Templiers de protéger les pèlerins occidentaux sur la route de l’Orient, où ils étaient victimes de nombreuses embuscades. Cette officialisation papale allait se traduire par une augmentation nette des recrues de l’Ordre en vue de la constitution d’une véritable armée. Bernard de Clairvaux, un de ses membres fondateurs, déclina en 1135 les caractéristiques des Chevaliers du Temple :

Voilà vraiment un soldat inaccessible à la peur, et assuré de toutes parts : tout comme son corps revêt une cuirasse de fer, son âme “endosse la cuirasse de la foi”. Revêtu de cette double armure, il ne craint ni le démon, ni l’homme.

Pourtant, les Templiers ne maîtrisaient pas seulement la poigne de l’épée. Durant les deux siècles qui suivirent leur fondation, ils accumulèrent une quantité impressionnante de richesses, glanée au cours de leurs campagnes en Terre Sainte ou grâce aux donations des fidèles. D’Europe en Palestine, le rayonnement du Temple n’a pas d’égal ; c’est pourtant cette fortune qui précipitera sa ruine. Depuis son trône du Château de Fontainebleau, le Roi Philippe Le Bel mûrit son plan d’attaque. Il convoite l’argent des Templiers qui viendra donner un second souffle inespéré au royaume de France. Une lueur malveillante passe dans les yeux du souverain : il doit encore réunir deux éléments pour faire main basse sur la fortune de l’Ordre. D’abord, mettre dans sa poche un Pape qui plaidera en sa faveur, puis accuser les Templiers d’hérésie. Il ne faudra pas très longtemps pour que « le Roi de Fer » mette son plan à exécution.

En 1305, Clément V est élu Pape et il devient le premier pion sur l’échiquier du Roi de France. Ce dernier sent que le vent tourne en sa faveur ; les Sarrasins ont repris leurs territoires au Moyen-Orient et forcé les Chevaliers du Temple à rebrousser chemin jusqu’à la Tour du Temple, à Paris. Le 14 septembre 1307, Philippe le Bel ordonne l’arrestation immédiate de tous les Templiers, qui sont jetés au cachot un par un et soumis aux interrogatoires de l’époque – la torture a tôt fait de leur arracher une culpabilité forcée.

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Le siège de Saint-Jean-d’Acre (1291) est la dernière déroute qui boutera les Templiers hors de Terre Sainte. (Source: Wikipédia)

Jacques de Molay, dernier Grand Maître de l’Ordre du Temple, est condamné à mort en 1314. Lorsqu’on le mène sur son bûcher, dressé sur l’Île de la Cité, l’homme ne tremble pas. La légende retient qu’au milieu des flammes ardentes qui l’encerclent, il tonne : « Clément, juge inique et cruel bourreau, je t’assigne à comparaître dans quarante jours au Tribunal de Dieu ! Et toi aussi, Roi Philippe ! Soyez maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! »

Un mois plus tard, nous retrouvons Clément V alité et bourré de remords qui expire après des semaines de souffrance. A la fin de cette même année, le Roi Philippe est victime d’une attaque alors qu’il participe à une chasse sur son domaine : le Roi de Fer, âgé de seulement 46 ans, est terrassé par un mal d’origine inconnue. Une version raconte qu’un cerf, une croix en feu entre ses bois, le chargea et précipita sa mort prématurée. D’autres y voient le signe de la malédiction jetée par Jacques de Molay depuis le brasier de son exécution…

Selon certains dires, la damnation ne s’arrêta pas aux seuls bourreaux du Grand Maître des Templiers. Qu’on y adhère ou pas, force est de reconnaître que la lignée de Philippe le Bel fera l’expérience d’une variété de causes de décès qui ferait passer Game of Thrones pour un conte de fées – c’est le début du règne des « Rois Maudits ». Louis X, par exemple, s’effondre après une partie endiablée de jeu de paume à l’issue de laquelle il s’est rafraîchi à l’eau glacée. Charles VI succombe à la folie après de nombreuses crises, durant lesquelles il attaque ses propres soldats. Charles VII meurt de faim de peur d’être empoisonné par son propre fils. Charles VIII, souverain sympathique, décède en se cognant la tête sur le linteau d’une porte. Henri II reçoit un éclat de lance dans l’œil de la part du capitaine de sa garde à l’occasion d’un tournoi de gala…

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30 Juin 1559 : le tournoi où Henri II trouvera la mort, d’après une estampe allemande du XVIème siècle. L’adversaire du roi, Gabriel Ier de Montgomery, sera pardonné par le souverain sur son lit de mort. (Source: Wikipedia)

Alors, malédiction ou poisse des temps jadis ? Il convient de noter qu’à l’époque, la politique se résumait à assassiner ses proches afin de régner sans partage, et la médecine déclinait des remèdes aussi farfelus qui celui d’avaler des émeraudes – ce que fit Clément V sur son lit de mort – ou d’opérer des saignées qui aggravaient davantage la situation du « patient ». La faute à une époque qui, à n’en pas douter, était bel et bien maudite.

En ce qui concerne le trésor laissé par les Chevaliers du Temple à leur arrestation, les enquêteurs du Roi Philippe n’ont rien trouvé en mettant à sac la Tour du Temple. Depuis, la fantaisie du temps a greffé à la légende des Templiers d’autres mythes – et son trésor s’est enrichi du Graal et de l’Arche d’Alliance… Où est passé ce diable d’Indiana Jones quand on a besoin de lui ?

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